Rémi Parson – Précipitations

Posté le 20 Jan 2015   •   Catégories : 2015, Albums/EP   •   2480 Vues   •   Aucun commentaire sur Rémi Parson – Précipitations

Rémi Parson - Précipitations

Vous étiez sûrement en train d’embrasser vos proches ce soir là. Rémi Parson lui, sortait le 1er janvier à 00h01 son premier album, Précipitations. Ce Français qui vit à Londres depuis plusieurs années, baigne dans les mélodies qui galopent et filent à l’anglaise.

Auteur de plusieurs projets depuis le début des années 2000, Rémi Parson apparaît d’abord sous plusieurs noms étranges Electrophönvintage, Minimilk, Frau, Won ou Oswaldo avant d’enchaîner ensuite un projet avec sa femme : The Sunny Street.

Rémi Parson

Précipitations, son premier album solo, présente neuf titres enregistrés en autarcie. Volonté d’indépendance, d’isolement et caractère autodidacte, on pense à Marble Arch qui a sorti un petit bijou au début de l’été : The Bloom Of Division.
Rémi s’exerçait déjà en anglais, écrire en français semble être une première : un mode d’écriture plus instinctif, mêlé à l’inconscient.

D’ailleurs au revoir les pseudos ou noms de groupe exotiques, il choisit cette fois-ci son vrai nom. Les mélodies pop enveloppent la voix d’adulescent du jeune homme qui évoque celle d’Erik Arnaud.

Au revoir la joie
Où est-tu passée
Où as-tu disparu
Je ne cherche pas vraiment
Je ne remue pas ciel et terre
Je sais que tu n’es pas très loin
Je sais aussi que tu n’es pas pour moi

Et toi tu danses pour oublier : la musique comme potion magique. Rémi Parson ne s’avoue pas vaincu. La musique fait office de refuge, agit comme un pansement.

C’est Frànçois Mary qui le dit dans le titre Bois de son dernier album Piano Ombre : Heureusement qu’il y a la musique magique, l’amour a déçu.

Je souffre et puis j’oublie
Que je ne suis pas
Rentré dans ta vie

Alors forcément Précipitations parle d’amour : intouchable, fuyant, désiré. Les synthés qui résonnent renvoient à l’attitude débraillée de Daniel Darc (époque Taxi Girl). La mélancolie traverse le disque laissant remonter les souvenirs à la surface de la peau.

La boite à rythmes secoue les mots obscurs (souffrance, sanglot, cesser) qui rebondissent contre les notes métalliques. En trente minutes, Rémi Parson déploie à toute berzingue une pop innocente, ornée de paillettes noires. On entend la musique on danse. On écoute les paroles, on pleure.

L’album est en téléchargement gratuit à cette adresse chez Objet Disques, et disponible dans un très beau vinyle ici.

Merci papa pour ce premier coup de cœur de l’année.

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