Benjamin Biolay : l’histoire d’un garçon

Posté le 22 Oct 2009   •   Catégories : 2009, Music of ...   •   3484 Vues   •   5 commentaires sur Benjamin Biolay : l’histoire d’un garçon

C’était il y’a deux ans. Une amie m’avait proposé d’écouter Benjamin Biolay.

Hein ?! Quoi ?!! Ce gars prétentieux, imbu de sa personne, (je découvrirai plus tard l’inexactitude de ces a priori) connu pour ses phrases assassines dans les journaux ?! Va falloir me forcer là…
Puis, discipliné que je suis, j’ai finalement écouté Trash Yéyé, album sorti il y’a deux ans. C’était donc en 2007, que je me suis pris une première vraie claque. Une atmosphère sombre, des arrangements qui semblent avoir été travaillés au millimètre près ; Biolay nous emmène au cœur des tourments amoureux. De la pop entrainante (Dans la Merco Benz, Rendez-vous qui sait) aux mélodies plus sombres et paroles profondes (Laisse aboyer les chiens, Douloureux dedans). Trash Yéyé m’a accompagné pendant 2 ans. J’ai mangé, dormi, vécu avec les chansons de cet album.

Pour découvrir sa discographie, j’ai fait le chemin inverse (à vrai dire, je ne pense pas qu’une règle universelle soit établie pour découvrir l’œuvre d’un artiste). J’ai ensuite écouté A l’origine, puis Négatif et enfin son premier opus, Rose Kennedy, une histoire fantasmée de la famille Kennedy. « Les gens les plus classes » dit Benjamin Biolay.

Trash Yéyé - A l'origine - Négatif - Rose Kennedy

Chaque album a sa propre empreinte.
Les cerfs volants, Los Angeles, Rose Kennedy, Nuits blanches, Exsangue, A l’origine, Dans mon dos, Ground Zero Bar, Mon amour m’a baisé, Dans ta bouche, Qu’est-ce que ca peut faire, Laisse aboyer les chiens. Voilà un florilège de ces chansons. C’est sûrement personnel, mais ceux sont celles, qui pour moi, font la musique de Benjamin Biolay. Celles que je vous conseillerai d’écouter pour le découvrir. Sur des mélodies sombres ou des musiques énergiques, rythmées, Biolay vient ajouter son talent de songwriter.

31 juillet 2009. Naïve, sa nouvelle maison de disque, met en libre téléchargement le premier extrait de son prochain opus, double album, intitulé La Superbe. Coup de cœur, une fois de plus. Cet extrait dure plus de 6 minutes. Essentiellement composé d’un air de violon orchestral et d’un rythme hip-hop ; le texte est lui toujours aussi désabusé. Difficile de savoir de quoi il parle exactement. Le clip ci-dessous qui met en scène Benjamin Biolay et Marie Agnes Gillot (danseuse étoile de l’Opéra de Paris) semble aérien, où l’on côtoie l’amour crasse, le tu-me-suis-je-te-fuis. Enfin un clip où l’interprète ne se sent pas obligé de chanter en playback !

19 octobre 2009. La Superbe, double album, sort enfin. 21 chansons déprimées, sensuelles, débauchées. Cet opus s’écoute comme un film, d’un 15 août à un 15 septembre. Un mois dans la vie d’un personnage à la dérive. Des chansons qui nous font vivre sa descente, ses tourments, illustrés par une valse de style musicaux. Violons grinçants, festival de cuivres, piano intime, jazz et éléctro, ainsi qu’une voix guidée par le débit du hip-hop ou du slam. Nous sommes bien loin d’un CD guitare voix, ou piano acoustique, trop entendu ces derniers temps pour ma part. La musique est riche.

Benjamin Biolay - La Superbe

Deux chansons que je vous conseillerai par dessus tout. Comme quand on va au Musée du Louvre pour une ou deux œuvres, La Superbe s’écoute pour au moins ces 2 chansons là.

Ton Héritage, autoportrait masquée, dédiée à sa fille.

Brandt Rhapsodie, chanson qui avait fait déjà beaucoup parler, avant même la sortie de l’album. C’est un duo avec Jeanne Cherhal (que l’on retrouve sur les chœurs de Tout ca me tourmente), qui évoque une liaison, à coup de post-it postés sur le frigo, s’effritant avec le temps.

Je serai tenté de vous faire écouter Night Shop, Tout ca me tourmente, Sans viser personne, Lyon Presqu’île, Jaloux de tout entre autre. Aucun album, autre que La Superbe, m’aura autant fait découvrir et apprécié les cuivres. Saxophones et trompettent viennent embellir ces 22 titres pop-song parfaites, dévoilant de Biolay, un amour pour une certaine scène anglaise.

On reste dieu merci à la merci d’un jeudi noir
D’une soudaine avarie, d’une avanie, d’un avatar,
Ne reste pas ici, il commence à se faire bien tard.
Quelle aventure, quelle aventure.
La Superbe, la superbe, la superbe.

Rendez vous le 5 et 6 février 2010, au Casino de Paris.
Écouter l’album sur Deezer.

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