Baden Baden – Mille Éclairs

Posté le 11 Fév 2015   •   Catégories : 2015, Albums/EP   •   2039 Vues   •   Aucun commentaire sur Baden Baden – Mille Éclairs

Baden Baden - Mille Éclairs

Ils ne sont jamais allé à Baden Baden, paisible station thermale d’Allemagne, paraît-il. C’est pourtant ce qu’à choisi ce trio Parisien comme nom de groupe. Parce que ça sonnait bien, on aime la sonorité..

D’EP en EP, Baden Baden a distillé à partir de 2010 une pop efficace jusqu’à révéler en 2012 son premier album, Coline. Des textes français qui galopent sur des mélodies anglaises, et vice-versa. C’est la langue de Molière qui parfumera les onze titres de Mille Éclairs, le deuxième album du groupe.

Des formules qui chatouillent, Baden Baden en a plein. C’est de la bouche du fondateur et chanteur Eric Javelle que les mots s’échappent. Les textes caressent la peau, s’envolent (Dis leur que moi j’ai de la peine / Et que ton ombre se promène), percutent (J’ai plongé dans le bruit pour oublier tout ça), ou sont porteurs d’espoirs (Tout commence à se faire / Tu commence à me plaire).

Le trio s’amuse sur la diction des mots, le rythme du phrasé (M.A.C). On respire (Finalmente) pour se remettre des tourbillons mélodiques. À tes côtés par exemple démontre qu’élégance et force sont deux attitudes qui peuvent flirter ensemble. La batterie explosive vient soutenir les échos presque fantomesques du refrain.

Les gens qui rentrent dans nos vies laissent des traces indélébiles. Depuis toi marque au fer chaud la relation passée, vécue mais imprégnée, ce que Bertrand Betsch décrivait aussi très bien avec le titre La fin des colonies.

Il y a quelque chose d’imperceptible dans ce que chante Baden Baden. Ce sont des émotions qui nous ont fait tremblé, parfois que l’on a juste effleuré. C’est comme un livre de Modiano : le récit s’efface peu à peu, reste alors les sensations et les frissons.

Baden Baden - Mille Éclairs

Les phrases que l’on pourrait balancer à des potes pour se plaindre du temps qui passe (Dis leur comme c’est injuste la trentaine) sont ici élégamment enveloppées par les arrangements de l’anglais Barny Barnicott.

L’album se termine sur Criminel, une mélodie cuivrée où vient se juxtaposer un dialogue extrait du court-métrage Japonais « Les oiseaux de Tomoko » d’Alexandre Saltiel. À moins de parler couramment cette langue, l’imaginaire vient frapper à la porte de l’auditeur. Une porte qui s’ouvrira, je l’espère, sur d’autres émotions.

Le groupe sera en concert au Café de la Danse le mercredi 25 mars 2015.

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